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ADALINDA GASPARINI              PSICOANALISI E FAVOLE

LE VALET DU MARCHAND
1902-1905


Il était une fois un marchand qui avait un valet.
Un jour, le marchand envoya son valet en pays éloigné pour acheter une grande quantité de marchandise et lui donna pour ses achats une grosse somme d’argent. Le valet partit.
Pendant sa route il s’arrêta dans une auberge où il y avait des gens qui jouaient. Le valet, dans l’espérance de gagner et de s’enrichir lui–même, mit en enjeu toute la somme que son maître lui avait confiée. Il perdit tout jusqu’au dernier centime. Il revint alors auprès de son maître auquel il confessa sa faute.
Le maître lui pardonna après bien des remontrances et l’envoya une seconde fois en pays lointain avec une somme d’argent plus grosse que la première fois, et le valet se rendit en des pays étrangers. Pendant qu’il faisait ses achats dans un grand marché, il vit des gens qui jouaient. L’espérance de gagner cette fois lui fit mettre en jeu tout l’argent qui lui restait encore. Quand il l’eut perdu, il revendit la marchandise qu’il avait déjà achetée et continua à jouer. Il perdit encore jusqu’au bout. Quand il n’eut plus rien, il revint auprès de son maître auquel il avoua encore une fois sa faute.
Quand le maître vit que son argent était ainsi perdu, il entra dans une grande colère. Il dit à son valet:
– Si tu ne me rapportes pas trois cheveus du géant qui habite telle île au milieu d’un tel lac, je te mets à mort.
Le valet partit pour tenter l’aventure. Pendant son voyage, il passa par une ville qui était toute tendue de noir. Il en demanda la cause et on lui répondit que la fille du roi de ce pays était gravement malade d’un mal inconnu.
– Et toi, où–vas–tu? lui demanda–t–on?
– Mon maître m’envoie chercher trois cheveus d’un géant magicien qui demeure dans une île au milieu d’un lac.
– Et bien, lui dit–on, si tu le trouves, ne manque pas de lui demander le moyen de guérir notre princesse.
Il continua sa route et passa par une autre ville également toute tendue de noir. Il s’informa auprès de quelques personnes qui lui répondirent que la ville manquait d’eau depuis longtemps, ce qui faisait qu’un grand nombre d’habitants muoraient de soif chaque jour.
– Et toi, où vas–tu? lui demanda–t–on?
– Je vais chercher pour mon maître trois cheveus d’un géant magicien qui est dans une île au milieu d’un lac.
– Si tu le trouves, demande–lui comment il faut faire pour avoir de l’eau dans la ville.
Le valet promit et continua sa route. Il arriva au bord du lac, mais une fois là il ne savait comment faire pour pouvoir passer. A l’instant même il vit arriver un oiseau, qui lui demanda où il allait? Le valet lui dit qu’il voulait aller dans l’île où habite le géant, pour lui prendre trois de ses cheveus, et les rapporter ensuite à son maître. L’oiseau lui répondit:
– Mets–toi sur mon dos, je te transporterai dans l’île; mais ne manque pas de lui demander comment il faut faire pour reprendre ma forme d’homme, car je suis condamné depuis longtemps à transporter les voyageurs au–delà du lac.
Le valet promit de le demander, et monta sur le dos de l’oiseau qui le transporta rapidement dans l’île où il était la demeure du géant. Il alla frapper à la porte de la maison. La femme de l’ogre vint lui ouvrir et lui demanda ce qu’il voulait. Le valet lui raconta son histoire tout au long. La femme l’écouta avec bienveillance et lui dit quand il eut fini.
– Je crains beaucoup pour toi, car mon homme est un ogre et il dévore tous les étrangers qui abordent dans l’île. Néanmoins je tâcherai de te satisfaire, mais auparavant, je vais te cacher, car, s’il te voyait en rentrant, il nous tuerait tous deus.
Alors elle le cacha sous son lit. L’ogre rentra bientôt et se mit à renifler en disant:
– Je sens l’odeur de la chair fraîche.
Sa femme lui dit:
– Tu as le flair bien fin. Un homme est passé près d’ici, il y a plusieurs heures et tu le sens encore comme s’il était là.
Mais l’ogre répétait toujours:
– Je sens l’odeur de la chair fraîche.
Alors sa femme lui servit à boire du bouillon gras très chaud pour amortir son flair. L’ogre but et mangea comme un ogre qu’il était, puis il alla se coucher. Sa femme se plaça près de lui selon son habitude, mais ne s’endormit point. Quand le ronflements sonores de l’ogre annoncèrent qu’il était dûment endormi, sa femme lui arracha un cheveu et fit semblant de dormir. L’ogre se réveilla en colère et prenant sa femme par le bras:
– Quel caprice as–tu de me réveiller en me tirant les cheveus? lui dit–il.
Sa femme lui répondit:
– Je n’ai pas pris garde, j’ai agité les mains en faisant un drôle de songe.
– Et qu’as–tu songé?
– J’ai songé qu’il y avait une ville toute tendue de noir parce que la fille du roi de cette ville est malade d’un mal que personne ne connaît.
– Ce sont des imbéciles, dit l’ogre. C’est pourtant bien simple. Ils n’ont qu’à prendre trois chevaus blancs montés par les trois meilleurs cavaliers et les faire courir de toute leur force sur la sable jusqu’a ce que l’écume leur vinne sur les lèvres. Que l’on prenne cette écume et qu’on en frotte le corps de la princesse et aussitôt elle se trouvera guérie.
– Le valet, chaché sous le lit, ne perdait pas un mot des paroles de l’ogre, et quelques instants après quand celui–ci se fut rendormi, sa femme lui arracha un second cheveu, puis feignit de dormir. L’ogre se réveilla une seconde fois en sursaut, et secouant sa femme il lui dit en colère:
– Tu ne veu donc par me laisser dormir cette nuit? Voilà la deuxième fois que tu me tires par les cheveus.
– Pardonne–moi, mon homme, lui dit sa femme, j’ai agité les bras en faisant un singulier songe.
– Et qu’as–tu encore songé?
– J’ai songé qu’il avait une ville qui était toute tendue de noir parce que depuis longtemps elle n’avait pas d’eau.
– Ce sont des imbéciles, dit l’ogre. C’est pourtant bien simple. Qu’ils aillent dans le jardin où est la fontaine d’où partent les ruisseaus qui distribuent l’eau dans la ville. Que l’on creuse la fontaine jusqu’à ce que l’on trouve un grand crapaud. Il faut tirer six boulets de canon pour exterminer ce crapaud qui obstrue la source et alors l’eau coulera comme auparavant.
Et l’ogre  recommença à ronfler plus fort que jamais. Sa femme attendit quelques instants, puis elle lui arracha un troisième cheveu. Cette fois l’ogre se leva furieux. Il saisit sa femme par le corps et la menaça de la jeter à bas du lit. Elle lui dit:
– Pardonne–moi encore cette fois, mon homme, je fais cette nuit des rêves si étonnants que j’en suis toute agitée.
– Et quel songe as–tu encore fait?
– J’ai songé un homme qui a été changé en oiseau et qui est condamné à passer les voyageurs à travers un lac, et il ne sait pas comment faire pour être délivré et reprendre sa première forme.
– C’est un imbécile, dit l’ogre. Pourtant rien n’est plus simple. Le premier homme qui se mettra sur son dos, il n’a qu’à le laisser tomber à l’eau, et il sera délivré aussitôt.
Alors l’ogre se rendormit jusqu’au matin. Avant qu’il fit jour, la femme de l’ogre remit au valet les trois cheveus et lui ouvrit la porte de la maison en lui recommandant de s’éloigner au plus vite.
Le valet partit et arrivé sur le rivage il appella l’oiseau. Celui–ci arriva en toute hâte et lui demanda ce que le magicien lui avait dit.
Cera una volta un mercante che aveva un valletto.
Un giorno, il mercante mandò il suo valletto in un paese lontano per acquistare una grande quantità di mercanzia e gli diede una grande somma di danaro per i suoi acquisti.
Lungo la via lui si fermò in un albergo dove c’era della gente che giocava. Il valletto, sperando di vincere e di diventare anche lui ricco, giocò l’intera somma che il suo padrone gli aveva affidato. Perse tutto fino all’ultimo centesimo. Allora tornò dal suo padrone al quale confessò la sua colpa.
Il padrone lo perdonò dopo averlo ben rimproverato e lo mandò una seconda volta in paesi lontani con una somma di danaro più grande della prima volta, e il valletto si recò in dei paesi stranieri. Mentre faceva i suoi acquisti in un grande mercato, vide della gente che giocava. La speranza di guadagnare questa volta gli fece giocare tutto il danaro che gli era rimasto. Quando l’ebbe perduto, rivendette la mercanzia che aveva già comprato e continuò a giocare. Perse ancora fino alla fine. Quando non ebbe più nulla, tornò dal suo padrone al quale confessò di nuovo la sua colpa.
Quando il padrone vide che il suo denaro era andato perduto, fu preso da una grande collera. Disse al suo valletto:
Se non mi porti tre capelli del gigante che abita nell’isola tale in mezzo al lago tale, ti metto a morte.
Il valletto partì per tentare l’avventura. Durante il suo viaggio, passò per una città che tutta pavesata a nero. Ne domandò la ragione e gli fu risposto che la figlia del re di quel paese era gravemente malata di un male sconosciuto.
– E tu, dove vai? – gli domandarono.
– Il mio padrone mi manda a prendere tre capelli di un mago gigante che abita in un’isola in mezzo a un lago.
– Ebbene, – gli dissero, – se tu lo trovi, chiedigli anche come si può guarire la nostra principessa.
Continuò il suo cammino e passò da una città anch’essa pavesata a nero. Si informò da qualcuno, che gli rispose che alla città mancava l’acqua da tanto tempo, e che per questo molti degli abitanti ogni giorno morivano di sete.
– E tu, dove vai? – gli domandarono.
– Io vado a prendere, per ordine del mio padrone, tre capelli di un mago gigante che si trova in un’isola in mezzo a un lago.
– Se lo trovi, chiedigli come si deve fare per avere acqua nella nostra città.
Il valletto promise di chiederlo e continuò la sua strada. Arrivò in riva al lago, ma una volta là non sapeva come fare per poterlo attraversare. Nello stesso istante vide arrivare un uccello, che gli chiese:
– Dove vai?
Il valletto gli disse che voleva andare sull’isola dove abitava il gigante, per prendergli tre capelli e portarli al suo padrone. L’uccello gli rispose:
– Mettiti sul mio dorso e io ti trasporterò sull’isola; ma non dimenticare di chiedergli come devo fare per riprendere la mia forma umana, perché  da tanto tempo sono condannato a trasportare i viaggiatori dall’altra parte del lago.
Il valletto promise di chiederlo, e montò sul dorso dell’uccello che lo trasportò rapidamente sull’isola dov’era la dimora del gigante. Andò a bussare alla porta della casa. La moglie dell’orco venne ad aprirgli e gli chiese che voleva. Il valletto le raccontò la sua storia per filo e per segno. La donna lo ascoltava con benevolenza e quando ebbe finito gli disse:
– Ho molta paura per te, perché mio marito è un orco e divora tutti gli stranieri che approdano sull’isola. Nondimeno cercherò di farti contento, ma prima, ti voglio nascondere, perché, se rientrando ti vedesse, ci ucciderebbe tutti e due.
Allora lo nascose sotto il letto. Presto l’orco rientrò e si mise a fiutare dicendo:
– Sento l’odore della carne fresca.
Sua moglie gli disse:
– Tu hai un fiuto finissimo. Un uomo è passato qua vicino molte ore fa e tu lo senti come se ci fosse ancora.
Ma l’orco ripeteva sempre:
– Sento l’odore della carne fresca.
Allora sua moglie gli servì un brodo molto grasso e bollente da bere, per smorzare il suo fiuto. L’orco bevve e mangiò da quell’orco che era, poi andò a letto. Sua moglie si mise accanto a lui come di solito, ma non si addormentò. Quando il sonoro ronfare dell’orco annunciò che dormiva della grossa, sua moglie gli strappò un capello fingendo di dormire. L’orco si svegliò arrabbiato e prendendo sua moglie per le braccia:
– Che capriccio ti è venuto di svegliarmi tirandomi i capelli? – le chiese.
Sua moglie gli rispose:
–  Non l’ho fatto apposta, ho agitato le mani facendo uno strano sogno.
– E che hai sognato?
– Ho sognato che c’era una città tutta pavesata a nero perché la figlia del re di questa città è malata di un malattia che nessuno conosce.
– Sono degli imbecilli, – disse l’orco. – Comunque è molto semplice. Basta prendere tre cavalli bianchi montati dai tre migliori cavalieri e farli correre con tutta la loro forza sulla sabbia finché non venga la schiuma sulle loro labbra. Se si  prende la schiuma e si friziona il corpo della principessa lei subito sarà guarita.
Il valletto, nascosto sotto il letto, non perdeva nemmeno una delle parole dell’orco, e qualche momento dopo, quando si fu riaddormentato, sua moglie gli strappò un secondo capello, poi finse di dormire. L’orco si svegliò di soprassalto per la seconda volta e scuotendo sua moglie le disse incollerito:
– Tu allora stanotte non vuoi lasciarmi dormire? Ecco che per la seconda volta mi tiri i capelli.
– Perdonami, marito mio, – gli disse la moglie, – ho agitato le braccia facendo un sogno singolare.
– E che altro hai sognato?
– Ho sognato che c’era una città che era tutta pavesata a nero, perché da tanto tempo non c’era acqua.
– Sono degli imbecilli, – disse l’orco. – Comunque è molto semplice. Che vadano nel giardino dove si trova la fontana dalla quale partono i ruscelli che portano  l’acqua alla città. Che si scavi sotto la fontana finché non troveranno un grande rospo. Bisogna tirare sei palle di cannone per distruggere questo rospo che ostruisce la sorgente e allora l’acqua fluirà come prima.
E l’orco ricominciò a russare più forte che mai. Sua moglie aspettò qualche istante, poi gli strappò un terzo capello. Questa volta l’orco si alzò infuriato. Afferrò sua moglie per la vita e minacciò di buttarla giù dal letto. Lei gli disse:
– Perdonami anche questa volta, marito mio, stanotte io faccio dei sogni così stupefacenti che sono tutta agitata.
– E quale altro sogno hai fatto?
– Ho sognato un uomo che è stato trasformato in uccello e condannato a trasportare i viaggiatori attraverso un lago, e lui non sa come fare per essere liberato e riprendere la sua forma primitiva.
– È un imbecille, – disse l’orco. – Comunque non c’è nulla di più semplice. Il primo uomo che monterà sul suo dorso, basterà che lo lasci cadere nell’acqua, e lui sarà liberato  all’istante.
Allora l’orco si riaddormentò fino al mattino. Prima che facesse giorno, la moglie dell’orco consegnò al valletto i tre capelli e gli aprì la porta della casa raccomandandogli di allontanarsi prima possibile.
Il valet partì e arrivato sulla riva chiamò l’uccello. Questo arrivò immediatamente e gli chiese che cosa gli aveva detto il mago.
– Transporte–moi d’abord, lui dit le valet, je te le dirai après.
L’oiseau tendit son dos, et porta le valet au–delà du lac.
Alors le valet lui dit:
– Si tu veu être libre et redevenir un homme, laisse tomber dans l’eau le premier homme qui se mettra sur ton dos pour passer.
L’oiseau lui répondit:
– Tu as bien fait de ne pas me le dire auparavant; car je t’aurais laissé tomber toi–même au milieu du lac.
Le valet continua son chemin pour s’en retourner auprès de son maître. Il arriva dans la ville qui manquait d’eau.
On se pressa autour de lui pour lui demander ce que le magicien lui avait dit. Il dit aus habitants:
– Alez dans le jardin où est la fontaine d’où partent les ruisseaus qui conduisent l’eau dans la fontaine, jusqu’à ce que vous trouviez un grand crapaud qui bouche l’entrée de la source.  
Edmund Dulac, 1911 – Prima di tutto trasportami, – gli disse il valletto, – e poi te lo dirò.
L’uccello gli offrì il suo dorso, e portò il valletto al di là del lago.
Allora il valletto gli disse:
– Se vuoi essere libero e ridiventare uomo, lascia cadere nell’acqua il primo uomo che si metterà sul tuo dorso per attraversare.
L’uccello gli rispose:
– Hai fatto bene a non dirmelo prima; perché avrei lasciato cadere te in mezzo al lago.
Il valletto continuò il suo cammino per ritornare dal suo padrone. Arrivò nella città dove mancava l’acqua.
Gli si avvicinarono per chiedergli che cosa gli aveva detto al mago. Lui disse agli abitanti:
– Andate nel giardino dov’è la fontana dalla quale partono i ruscelli che portano l’acqua nella città, e scavate finché non trovate un grande rospo che ostruisce l’apertura della sorgente. 
Pour le tuer il ne faut pas moins de six boulets de canon, et quand vous l’aurez exterminé, l’eau coulera comme autrefois.
Aussitôt on courut à la fontaine. On creusa très avant et bientôt on découvrit le crapaud monstrueu qui arrêtait la source. On amena un canon qui déchargea six boulets sur la bête. Quand elle fut exterminée, l’eau coula plus abondante que jamais. Le valet fut comblé d’éloges et de remerciements par tous les habitants de la ville. Les autorités lui firent décerner à titre de reconnaissance la somme de trois mille écus.
Il poursuivit sa route et arriva dans la ville dont la princesse allait bientôt mourir. On le questionna sur ce que le magicien lui avait dit touchant la maladie de la fille du roi. Il dit aus habitants:
– Que le trois meilleurs cavaliers montent sur trois chevaus blancs, et les fassent courir sur la sable jusqu’à ce qu’il aient l’écume à la bouche.
On fit ce qu’il disait. Quand les trois chevaus furent harassés, il recueillit l’écume de leur bouche et monta dans l’appartement où gisait la princesse. Il lui frotta tout le corps de cette écume et aussitôt la princesse se releva pleine de vie et de santé.
Le roi ne pouvait lui témoigner toute sa reconnaissance et la joie qu’il ressentait de la guérison merveilleuse de sa fille. Il la lui offrit en mariage, lui promettant le trône après sa mort. Mais le valet refusa ces offres brillantes. Il accepta cependant trois mille écus que le roi lui donna et continua sa route.
Grand fut l’étonnement du maître en voyant arriver son valet avec trois cheveus du géant. Le valet lui raconta l’histoire des deus villes, mais le maître refusa de le croire. Le serviteur lui montra alors les six mille écus qu’on avait donnés. Le maître en fut ébloui. Il voulut tenter une aventure semblable et se mit en route vers le lac. L’oiseau le prit sur son dos, mais quand il fut au milieu du lac il le laissa tomber. L’oiseau revint aloers sur le rivage où il redevint homme comme il l’était auparavant.
Non riuscirete a ucciderlo con meno di sei palle di cannone, e quando lo avrete distrutto l’acqua sgorgherà come prima.
Allora corsero alla fontana. Scavarono tanto e presto scoprirono il rospo mostruoso che ostruiva la sorgente. Portarono un cannone e spararono sei colpi sull’animale. Quando fu distrutto, l’acqua prese a a scorrere più abbondante di prima. Il valletto fu colmato di elogi e di ringraziamenti da tutti gli abitanti della città. Le autorità gli assegnarono a titolo di riconoscenza la somma di tremila scudi.
Proseguì il suo cammino e arrivò nella città dove la principessa era in punto di morte. Venne interrogato su quel che il mago gli aveva detto sulla malattia della figlia del re. Lui disse agli abitanti:
– Che i tre migliori cavalieri cavalchino tre cavalli bianchi, e li facciano correre sulla sabbia fino a che non abbiano la schiuma alla bocca.
Si fece quel che diceva lui. Quando i tre cavalli bianchi furono spossati, lui raccolse la schiuma dalle loro bocche e salì nell’appartamento dove giaceva la principessa. Con questa schiuma le frizionò tutto il corpo e subito la principessa si alzò piena di vita e di salute.
Il re non sapeva come dimostrargli tutta la riconoscenza e la gioia che provava per la meravigliosa guarigione della figlia. Gliela offrì in sposa, promettendogli il trono alla sua morte. Ma il valletto rifiutò queste splendide offerte. Accettò invece tremila scudi che il re gli regalò e continuò per la sua strada.
Grande fu lo stupore del padrone vedendo arrivare il suo valletto con tre capelli del gigante. Il valletto gli raccontò la storia delle due città, ma il padrone non volle crederci. Allora il servitore gli mostrò i seimila scudi che gli erano stati regalati. Il padrone ne fu abbagliato. Volle tentare un’avventura come questa e si mise in cammino verso il lago. L’uccello lo prese sul suo dorso, ma quando fu in mezzo al lago lo lasciò cadere. L’uccello allora tornò sulla riva dove ridiventò un uomo come prima.







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TESTO Jean–Jacques Christillin, Contes du Val D'Aoste Recueillis dans la Vallée du Cogne; Aoste: Revue "La Tradition" 1902–1905. In: Contes du Val D’Aoste. Recueillis dans la Vallée de Cogne; Quart:  A.V.A.S. Musumeci Editeur, 1992; pp. 21–25.
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TRADUZIONE © Adalinda Gasparini 2010.
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LINGUA
Il glottologo Graziadio Isaia Ascoli coniò il termine franco-provenzale (francoprovençâl, arpitan, arpetan, patois) per le parlate di chiara derivazione provenzale o francese. Si preferisce oggi scrivere senza trattino o sostituirlo con arpitano, perché il termine franco-provenzale  indica un ibrido, un'area indefinita area tra il francese e l'occitano (provenzale). Attualmente il francoprovenzale è parlato in Valle d'Aosta, in alcune valli piemontesi, in due comuni della Puglia (Faete e Celle di San Vito) e della Calabria (Guardia Piemontese [vedi: Ndevine ndevenatoure] e San Sisto dei Valdesi)  (www.maps.google.com; mappa consultata il 26 settembre 2011). È inoltre parlato in Francia, Valle del Rodano, Giura, Savoia, e  in una parte della Svizzera francofona (www.maps.google.com; mappa consultata il 26 settembre 2011).
Qualunque sia il nome scelto, ogni lingua nasce, si estende e muore in un'area di transizione fra lingue diverse, che può avere un'estensione spaziale e temporale grande o piccola, sia dotata di una ricca e nobile tradizione letteraria o sia parlata da poche centinaia di persone. La questione del nome si attiva quando la tutela di quella lingua è più una questione di identità dei parlanti che l'espressione di un amore per la lingua stessa. Amare una lingua è amare tutte le lingue attraverso quella lingua particolare, e porta a vedere come non ci siano parlanti abili e barbari, siano gli uni o gli altri minoritari o maggioritari.
Vedi anche: http://it.wikipedia.org/wiki/Lingua_francoprovenzale.
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IMMAGINE Edmund Dulac (1882-1953), illustratore francese, naturalizzato inglese. Illustrazione da Tales of Hans Andersen (1911); (http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmond_Dulac; consultato il 23 ottobre 2011).
Fonte: http://www.artsycraftsy.com/dulac/dulac_eastwind.html;
consultato il 23 ottobre 2011. Immagine di pubblico dominio.
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NOTE


S
e non mi porti tre capelli...

Per il motivo dei tre capelli, vedi la fiaba piemontese Ir papagal, dove la vecchia strega, se ottenesse anche solo tre capelli della regina, potrebbe dominare la sua volontà come un ipnotizzatore. Ai tre capelli corrispondono qui tre idee, tre soluzioni ad altrettanti problemi: il teriomorfismo del traghettatore e la liberazione delle due città, dalla morte della principessa e dalla siccità.

Ebbene, – gli dissero, – se tu lo trovi, chiedigli anche come si può guarire la nostra principessa.

Parlando dell'etica della fiaba, che è per noi l'economia della fiaba, Calvino scrive che in esse opera al massimo grado:

...lo sforzo per liberarsi e autodeterminarsi inteso come un dovere elementare, insieme a quello di liberare gli altri, anzi il non potersi liberare da soli, il liberarsi liberando... (Fiabe italiane, 1956, edizioni varie; Introduzione)

Vorremmo aggiungere la reciproca: nelle fiabe allo stesso tempo si liberano gli altri liberandosi. Nel motivo dello scambio, che compare tre volte in questa storia della Val d'Aosta, l'attante progagonista si trova in posizione simmetrica rispetto agli abitanti, o al sovrano, della città che sta morendo di sete e della città nella quale la principessa sta morendo, e al traghettatore teriomorfo. La simmetria, intesa come assenza di gerarchia, non dipende dalla diversa ricchezza, dalla diversa età, dal numero delle due parti in gioco, ma dal fatto che ciascuno dei due ha qualcosa che è prezioso o indispensabile per l'altro. Ciascuno dei due dà qualcosa, ciascuno dei due ottiene qualcosa. Le fiabe nelle quali figura il motivo dello scambio - che, parafrando Calvino, e aggiungendo la reciproca significa liberarsi insieme, come in un motivo musicale dove due strumenti compongono l'armonia cercandosi e allontanandosi l'uno dall'altro - le fiabe dove figura lo scambio non finiscono mai con la morte del soggetto o dei soggetti protagonisti.





© Adalinda Gasparini
Posted: 2 April 2002
Last updated: 12/09/2018